Moscou - Pékin par le Transsibérien et le Transmongolie

11 juin 2019 1 Commentaire

J 19 PEKIN – PARIS – NANTES – PLOUHINEC

Et bien voilà, comme on dit les meilleures choses ont une fin… Réveil vers 4h, l’avion Pékin-Paris, puis l’avion Paris-Nantes, et ensuite direction le domicile par la route (car, taxi). Le temps est comme nous : triste. On se sent un peu déphasés : plus d’agitation, plus de foule, plus de bruit et on peine à se dire que demain il n’y aura pas de réveil pour prendre le car ou le train !!  C’est le retour au quotidien, ce mauvais côté des voyages: celui où on défait ses valises. Chacun aura son appréciation et son souvenir de ce voyage, pas de surprise toutefois car nous le savons tous un groupe est une petite société avec ce que cela comporte de caractères, d’affinités, de sociabilité et d’exigences différents.  Pour beaucoup c’était la réalisation d’un rêve,  et pour la plupart d’entre nous l’occasion de belles images qui resteront gravées dans nos mémoires, de belles rencontres qui resteront dans nos cœurs. C’est là l’essentiel.
Nous avons parcouru quelques centaines de kilomètres en car, plusieurs dizaines de kilomètres à pied (décompte arrêté à mi-voyage pour cause de défaillance du podomètre) et surtout….7622km en train :
-  Moscou-Ekaterinbourg : 1778 km
-  Ekaterinbourg-Irkoutsk : 3375km
- Irkoutsk-Oulan Bator: 1113km
- Oulan Bator – Pékin: 1356km

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9 juin 2019 2 Commentaires

J 18 PEKIN – LA GRANDE MURAILLE

Nous nous levons de bonne heure une fois de plus car notre destination est à 140km de l’hôtel. Il ‘agit de la Grande Muraille que nous allons visiter à la passe de Juyongguan. De grandes batailles s’y sont déroulées lors de l’invasion mongole. En chemin, nous visitons une fabrique de cloisonné, qui est une technique traditionnelle d’émaillage. Des pièces de toutes tailles sont fabriquées, de la plus petite à la plus grande. Les pièces en cuivre sont formées à la main, le motif dessiné sur papier y est reporté par calque, puis de fines bandes de cuivres sont collées sur les contours du motif avant que l’émail soit déposé. La pièce est ensuite passée au four puis polie. Les photos du chaudronnier et du polisseur sont de mauvaise qualité car prises à travers une vitre dont le dernier nettoyage ne date certainement pas d’hier… Vers le fond du magasin, une femme réalise à main levée des tableaux sur ardoise en tapotant avec une pointe.
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Après avoir repris notre route, nous arrivons à Juyongguan, et nous apercevons déjà sur les hauteurs ces formes familières que la plupart d’entre nous n’ont encore jamais vu en réalité. Dès notre descente du car, le spectacle est impressionnant et peut être qu’à ce moment certains d’entre nous sentent vaciller leur intention de gravir ces escaliers… mais courage, nous sommes venus pour ça! Un peu d’histoire : dès 220 avant JC, le premier empereur  de la période Qin, Qin Shin Huang, décida de réunir les fortifications existantes pour édifier un système de défense efficace contre les invasions mongoles. Ces travaux se poursuivent sous la période Ming (1368-1644) qui porta la longueur de 7000km à 22000km! Cet ouvrage est intégré au paysage et c’est aussi le seul visible depuis l’espace. La passe de Juyongguan connut de terribles batailles lors des invasions mongoles. Donc, la plupart d’entre nous se lance à l’assaut de ces marches inégales et de ce dénivelé impressionnant. La rampe et parfois les bâtons de marche sont les bienvenus, il vaut mieux ne pas regarder vers le haut sous peine de voir fondre son courage…Quelques pauses seront nécessaires avant d’arriver au sommet… ou à ses limites (pour nous, ça a été la forteresse n°9, environ 1000 marches, certain(e)s sont allés au bout)!! Regarder vers le bas est aussi impressionnant, et la descente ne se révèle pas plus facile que la montée: c’est juste un  registre différent. Par ce beau temps (mais chaud…) les paysages sont splendides.
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Nous partons ensuite déjeuner. Le restaurant (immense) est situé au dessus d’un magasin de jade, immense lui aussi. Les pièces exposées sont somptueuses, d’une finesse de réalisation incroyable, on peine à croire que la plupart sont faites d’une seule pièce. Le bateau est un assemblage de plusieurs pièces, une véritable dentelle minérale: même les chaînes sont tirées d’un seul bloc de jade! Là encore, du très petit et du très grand!
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Nous quittons cet endroit pour nous rendre vers la Voie Sacrée, l’entrée de l’immense nécropole impériale des Ming.  Cette voie d’un kilomètre est bordée de statues, et bien sur, la photo de Mao prise lors de sa visite du site ne manque pas d’y être exposée…
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Les treize tombeaux des empereurs de la dynastie Ming sont disséminés sur le site, tous sur le même modèle, mais seuls trois d’entre eux sont ouverts à la visite. Certaines chambres funéraires n’ont jamais été ouvertes car il n’y en a pas de nécessité réelle : les archives impériales sont extrêmement précises et riches d’informations.
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Après cette journée une nouvelle fois bien remplie, un rapide passage à l’hôtel nous permet de nous rafraîchir avant de nous rendre au restaurant où nous attend un repas typiquement pékinois: le canard laqué, que l’on déguste découpé en fines tranches, roulé dans une galette garnie d’un bâtonnet de concombre et d’oignon et trempé dans une sauce au soja. C’est délicieux, et nous faisons honneur à ce repas, comme à chacun de ceux qui l’ont précédé depuis que nous sommes à Pékin, d’ailleurs. Héléna, notre accompagnatrice russe, nous remet un certificat immortalisant notre périple. Une partie du groupe part pour un tour de « Pékin by night », tandis que le reste préfère rentre à l’hôtel pour préparer ses valises… ou rédiger l’article du jour de ce blog! Mais auparavant, la souriante benjamine de notre groupe, Camille, se fait notre porte parole pour exprimer nos remerciements à Héléna qui fut notre mère poule attentive depuis Moscou. Séquence émotion.
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Demain (tout à l’heure pour moi à l’heure où j’écris ces mots) le réveil est 4h20, rassemblement à 5h dans le hall de l’hôtel, car il faut être présent à l’aéroport 3h avant notre vol.

9 juin 2019 2 Commentaires

J 17 PEKIN

Notre journée commence par la visite de la célèbre place Tian’anmen (Place de la Porte de la Paix Céleste, puisqu’elle précède la porte sud de la Cité Interdite qui s’appelle la porte de la Paix Céleste ). Avec ses 44 ha, c’est la plus grande place au monde. Encadrée par le Parlemnt et le Musée national, la place abrite aussi quelques vestiges comme le grand obelisque des Héros du Peuple (haut de 38m) célébrant la vicroire du communisme. Il y a aussi le mausolée de Mao Zedong (ou Tsé Toung) mais on ne peut pas le visiter. Le portrait du « Grand Timonier »figure sur la porte sud de la Cité Interdite. Si notre guide n’est pas avare d’allusions et plaisanteries diverses sur les gilets jaunes et Macron, il est curieusement moins enjoué quand on lui parle des évènements de 1989 et de la répression qui a suivi… mais nous ne poursuivrons pas sur ce sujet délicat.

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Nous empruntons le passage souterrain sous l’avenue Qianmen où se déroulent les grandes parades militaires et qui sépare la place Tian’anmen de la Cité Interdite où nous nous rendons. Bien qu’il soit à peine 9h, la chaleur est déjà importante et la foule nombreuse pour le provinciaux que nous sommes. La Cité Interdite était la résidence des dynasties Ming et Qing. Elle a été construite de 1406 à 1420. Quelques chiffres font tourner la tête : 150 000 m² de constructions sur 72 ha, elle se compose de 90 palais et cours, 980 bâtiments, 8704 chambres, suivant un axe central sud-nord. C’est étonnant, magnifique, démesuré, les mots manquent!

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Entrés par la porte sud dans la Cité Interdite, nous sortons donc par la porte nord. En effet, au vu des foules qui se pressent en ce lieu, entrée et sortie sont réglées. Les entrées sont aussi très « policées » et il faut être muni de son passeport qui peut être contrôlé à tout moment. Bref. Une colline surmontée d’un édifice se dresse devant nous : c’est la colline du Charbon, haute de 108m, formée de la terre retirée de la construction du palais et des immenses douves qui entourent la Cité Interdite. Elle était aussi sensée protéger le palais des tempêtes de sable venant du nord. Son ascension nous permet d’accéder au pavillon Wanchun situé au sommet d’où on bénéficie de la vue sur les immenses toitures dorées de la Cité Interdite, mais aussi d’un panorama sur la ville moderne de Pékin, le contraste est étonnant. La fraîcheur relative de la végétation compense un peu la chaleur et  l’effort. Depuis les quatre autres pavillons situés à flanc de colline, on peut voir Pékin sous différents angles, ce parcours un peu difficile en valait la peine.

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Nous nous rendons ensuite dans le vieux Pékin où quelques zones anciennes ont été sauvée de la destruction (Mao était assez « énergique » en la matière…). Nous y effectuons un tour en pousse-pousse, appelation curieuse puisque celui qui fournit l’effort est devant… Soit. Certains de ces courageux travailleurs sont plus à la peine que d’autres car nous ne sommes pas tous des poids-plumes…
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 Nous prenons ensuite notre repas « chez l’habitant », en réalité une sorte de restaurant(très) artisanal. Le local est petit et a bien du mal à contenir le groupe. Qu’importe,l’ambiance et la nourriture sont bonnes, les plats circulent, certains s’essaient aux baguettes tandis que d’autres en restent prudemment aux couverts traditionnels pour nous… La bière et l’eau fraîches sont les bienvenues par cette chaleur. A la fin du repas, nos guides circulent parmi nous avec de l’alcool de riz. C’est tiède, fort (42°) et d’une qualité gustative tout à fait relative, pour moi en tous cas. Mais par politesse, on ne refuse pas le deuxième petit verre proposé… tout en souhaitant intérieurement que ce soit le dernier !l Avant de partir, nous échangeons un peu avec le « chef », ce repas a été un moment agréable à tous les points de vue.
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Puis, nous nous dirigeons à pied vers la Maison du Thé, située dans la majestueuse Tour de la Cloche qui fait face à la non moins majestueuse Tour du Tambour. Nous y goûtons différentes sortes de thé, les commentaires sont assurés par une charmante hôtesse, dans un excellent français teinté d’humour. Sans doute une habitude chinoise de se moquer (gentiment) de nous. Bien entendu, nous passons ensuite par la boutique de vente…
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La visite suivante est pour une autre spécialité chinoise : la soie. Dans cette boutique, la visite commence par un petit exposé (fort intéressant) sur la fabrication de la soie: les cocons de vers à soie sont ébouillantés puis dévidés. Chaque cocon fournit environ 1000 m de fil qui sont regroupés pour faire un fil solide. Ils sont ensuite teintés et tissés. Il existe de cocons doubles  (contenant deux chrysalides). Ceux -ci sont aussi ébouillantés puis étirés sur une forme en couches successives jusqu’à former une sorte de bonnet qui sera étiré (voir photo) pour fabriquer une couette. Le poids de la couette est déterminé par le nombre de couches. C’est chaud , léger, et ne nécessite aucune couture de maintien. Puis, c’est la boutique de vente : couettes, foulards, vêtements. Beaucoup de belles choses, classiques ou traditionnelles, de belles couleurs.
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Comme on dîne tôt en Chine, notre car nous amène au restaurant, situé au deuxième étage d’un grand immeuble de bureaux. Repas chinois encore une fois, pour notre plus grand plaisir. Les plats sont disposés sur un plateau tournant au centre de la table ronde, et chacun se sert suivant ses goûts et son appétit.
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La dernière activité de cette journée riche est une représentation du Cirque Acrobatique de Pékin. Cette institution est vieille de 2000 ans, l’art du cirque chinois se transmet de génération en génération. Nous sommes émerveillés par le spectacle.
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Nous regagnons enfin notre hôtel. Il n’est pas très tard, mais la journée a été dense et la température éprouvante, alors chacun n’a que deux envies : se rafraîchir et se coucher.
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7 juin 2019 2 Commentaires

J 16 PEKIN

Le paysage ont encore bien changé: après les steppes et le désert, ce sont maintenant des champs cultivés, des usines, une succession de villages à l’aspect pauvre et d’agglomérations aux nombreux immeubles d’habitation. Les vastes espaces ont bien disparu. Les agglomérations sont de plus en plus denses au fur et à mesure que nous approchons de Pékin, jusqu’à se transformer en un tissus ininterrompu d’immeubles habités et en construction, d’usines et de champs de plus en plus rares.
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Nous arrivons enfin en gare de Pékin. Après la climatisation de nos compartiments, la chaleur semble nous écraser lorsque nous débarquons. Nos guides nous attendent, la foule est dense, c’est le moins qu’on puisse en dire, et nous parait étouffante. Nous sommes bien en Chine!! Une petite(?) marche à pied pour rejoindre nos cars qui nous paraissent garés à des lieues, les valises que nous remorquons semblant de plus en plus lourdes au fur et à mesure que nous progressons.
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Nos bagages sont chargés dans une camionnette et acheminés directement à l’hôtel. Quant à nous, nous nous dirigeons sans perdre une seconde vers notre première visite,: le Temple du Ciel, construit sous le règne de Yongle (dynastie Ming) en1420. Diverses restaurations et reconstructions ont été effectuées par les dynasties Ming et Qing, c’est le lieu où ils venaient célébrer les rites religieux et offrir des sacrifices  pour honorer le Ciel et l’implorer d’accorder de riches récoltes. Ce temple a été réhabilité en 2006, c’est aujourd’hui un immense parc boisé de 273 ha, où on trouve une grande quantité de temples. Les habitants s’y retrouvent pour se promener,  jouer aux cartes, aux échecs chinois, et pour faire prendre l’air à leurs oiseaux de compagnie
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Les temples les plus célèbres sont : la Demeure du seigneur du Ciel,

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l’autel du Ciel,
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et le Mur de l’Echo:  une construction circulaire à laquelle on prête des qualités acoustiques étonnantes que nous n’avons pas pu vérifier : des barrières empêchent de l’approcher, et le bruit de la foule omniprésente (aujourd’hui est un jour férié, en Chine… pas de chance!) ne permettent pas l’expérience.
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Nous prenons ensuite notre dîner dans un restaurant où on nous sert une cuisine locale (excellente, même si la viande brille par sa rareté comme c’est l’habitude ici)  avant de regagner l’hôtel. Nous sommes tous fatigués par la dernière nuit et la visite d’aujourd’hui par une température à laquelle nous ne sommes pas habitués: 34°. Nous avons hâte de nous rafraîchir sous la douche et de nous allonger dans un vrai lit !! Demain le réveil est à 6h, c’est une quasi grasse matinée! Le programme est chargé et la température prévue plus « douce »: 32° seulement….
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7 juin 2019 1 Commentaire

J 15 OULAN BATOR – PEKIN

Donc, comme prévu, réveil à 5h… enfin pas tous car certains ont été oubliés par la réception. Malgré tout, tous sont présents pour embarquer à l’heure dans le car pour la gare. Là, l’ambiance est mongole, ce qui se traduirait par « bazar ». Le groupe est dispersé dans le train, un couple est séparé ainsi que deux personnes qui voyagent en duo depuis le début. Le train part à l’heure. Parfois dans le paysage une scène de la vie ordinaire, comme ce père donnant une leçon d’équitation à sa fille. Le paysage change peu à peu, aux steppes succèdent des paysages de plus en plus arides, puis vient le fameux désert de Gobi qui a cet endroit n’et pas formé de dunes de sable. On ne voit plus de troupeaux, mais de temps à autres quelques groupes d’animaux dont ces chameaux broutant la maigre et rare  végétation.
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Au bout de quelques heures de voyage, le bazar continue : nous apprenons que deux compartiments  (8 personnes) doivent déménager du wagon où ils sont installés, au  motif que celui-ci sera détaché du train! Bien entendu, personne ne sait où ils seront installés… et en attendant ils squattent les compartiments de deux couples.

Les contrôles de sortie du territoire Mongol ont lieu comme prévu à ZaminUüd, et pendant environ deux heures, nous sommes consignés dans nos compartiments. Nous récupérons enfin nos passeports et reprenons notre route vers Pékin.

Vers 21h, c’est l’arrêt pour l’entrée en Chine, à Erlian. Là, c’est le grand jeu : contrôle des passeports, photo, prise des empreintes digitales, scan des bagages (enfin, de ceux qui les ont descendu du train…). Pendant ce temps, c’est aussi le changement des essieux du train (la largeur des voies et différente en Chine). Nous passons donc plus de 4h dans la salle d’attente où certains parviennent à dormir un peu, tandis que les autres vont et viennent, sortent prendre l’air dans  l’espace clôturé réservé aux voyageurs en transit. Puis vers 2h du matin le train repart enfin. Les huit « squatters » sont relogés et tout le monde peut enfin dormir, heureusement rien de presse demain matin puisque nous n’atteindrons Pékin qu’à 14h30.
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5 juin 2019 0 Commentaire

J 14 DUGANA – OULAN BATOR

Les moins matinaux auront donc la chance de se lever dans une yourte réchauffée car un homme passe allumer les poêles. Mais, tout le monde profitera du grand beau temps et du poêle de la yourte commune où nous attend le petit déjeuner. Nous partons immédiatement après en direction de Oulan Bator, bien entendu aussi secoués qu’à l’aller, ce qui ne va pas arranger les vertèbres de certains d’entre nous, il va y avoir du lumbago dans l’air!! Nous quittons ce paysage un peu montagneux en contemplant les troupeaux qui paissent tranquillement tandis que les poulains gambadent. Ce spectacle bucolique et paisible en est presque émouvant.
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En arrivant à Oulan Bator après deux heures de route (je devrais plutôt dire trajet car ça n’a souvent de route que le nom), nous nous dirigeons vers l’usine de cashemire que nous devons visiter. La circulation est dense, mais notre chauffeur et un expert et s’y faufile avec aisance. L’environnement est plutôt triste, c’est la zone industrielle, et on se demande ce qui est en construction et ce qui est désaffecté. En outre, le besoin en place fait que des immeubles d’habitation commencent à s’élever dans cette zone initialement réservées aux usines. C’est Oulan Bator et son expansion. désordonnée. Nous visitons donc cette usine, la seule 100% mongole. Précédemment uniquement dédiée à la production de fils ensuite exportés, la production va maintenant jusqu’aux produits finis dont une partie est vendue directement dans le magasin de l’usine. Les prix sont la moitié de ceux qu’on trouve en France, certain(e)s se sont laissés tenter.

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Après le déjeuner, nous prenons possession de nos chambres d’hôtel (le même qu’il y a deux jours), puis nous allons dans un magasin d’état faire quelques emplettes : souvenirs et quelques denrées pour le voyage en train de demain car il n’y aurait pas de wagon restaurant en Chine (l’avenir proche nous prouvera le contraire). Nous assistons ensuite à une représentation de chants et danses folkloriques où nous écoutons ces surprenants khoomii (des chants de gorge  diphoniques, le chanteur produit deux sons en même temps). Les costumes sont magnifiques; les artistes de qualité, mais une fois de plus les photos sont interdites… sauf paiement d’un droit, cette habitude est pénible à la longue. La salle est bondée de touristes (chinois, américains, français, sans oublier quelques locaux) et le confort spartiate gâche un peu le plaisir. Mais, excellente surprise, un spectacle équivalent se déroule dans le restaurant où nous allons dîner!! Et là, les photos sont autorisées, tant pis si les costumes sont un peu moins beaux mais il nous semble reconnaître certains artistes du spectacle précédent!
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Nous regagnons l’hôtel à pied car il est proche, et après une petite réunion « verre à dent » (nous trainons une bouteille de champagne russe depuis un moment, mais nous avons besoin de place dans la valise pour une bouteille de vodka mongole…). Puis chacun regagne ses pénates, il faut préparer les valises car demain, le réveil est à 5h : départ du train pour Pékin à 7h30.

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5 juin 2019 0 Commentaire

J 13 OULAN BATOR – DUGANA

Notre première activité de la journée sera la visite d’un monastère bouddhiste mongol bâti en 1871. Il abrite environ 500 moines et une école religieuse. Chaque édifice est dédié à un des cinq sens. Les photos sont interdites dans ces lieux de culte, à l’exception d’un d’entre eux où c’est autorisé…moyennant finances.  Heureusement c’est le plus spectaculaire puisqu’il abrite une statue de Bouddha en cuivre doré haute de 27m et pesant 200 tonnes. Erigée en 1912, elle a été détruite en 1939 par les soviétiques et reconstruite. Dans ce sanctuaire, on trouve aussi 10.000 statuettes du Bouddha de Longévité.
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Nous prenons ensuite la route pour Dugana où nous devons passer le nuit en yourte. Ces 115 km ne sont pas de tout repos car le revêtement est détestable, particulièrement les 10 derniers kilomètres où du reste il n’y a pas de revêtement du tout! Nous sommes ballotés.  Au début du trajet, c’est le paysage de steppe avec une herbe rase, de nombreux troupeaux en liberté (vaches, moutons, chevaux) ainsi que des yourtes isolées au milieu de nulle part. Peu à peu, le paysage change, devient plus montagneux, on voit même quelques arbres, mais toujours des troupeaux et des yourtes.
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Nous arrivons enfin au camp: une sorte de terrain de camping avec une grande yourte commune ou nous prendrons nos repas, un bloc sanitaire (rustique), et une dizaine de yourtes. L’accueil est sympathique, et nous allons déposer nos bagages. Puis, sans perdre un instant, les plus téméraires partent pour une ballade à cheval, tandis que les plus prudents se contentent d’une petite randonnée en direction d’un ovoo, monument bouddhiste de pierres empilées où nous ajouterons chacun nos trois pierres en en faisant trois fois le tour. Mon respect des chevaux m’a fait choisir ce second groupe.
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Puis, nous rentrons au camp où une petite compétition/initiation de tir à l’arc mongol est organisée. Jean-Paul sera le seul de tout le groupe a toucher la cible!!  Le car nous amène ensuite à quelques kilomètres  (à travers la steppe)  visiter une famille de nomades qui nous reçoit dans sa yourte. On nous offre fromage, yaourt, crème de lait, du pain « maison », notre guide sert d’interprète lors de nos nombreuses questions sur leur vie. Nous apprenons qu’ils changent d’endroit 3 à 4 fois par an car ils suivent leur bétail dont les pâturages sont différents suivant les saisons.  Nous leur offrons en partant des denrées qui leur sont utiles (riz, sucre, lessive, etc…) en remerciement de leur accueil.
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De retour au camp, c’est l’heure de dîner dans la yourte commune, il se déroule dans une ambiance joyeuse (vodka?). Chacun regagne ensuite sa yourte où quelqu’un passe allumer les poêles (il fait plutôt frisquet ce soir) et cette flambée de bouses de vaches séchées (les bouses, pas les vaches!) a tôt fait de réchauffer les lieux. Ils repasseront à 6h le lendemain renouveler l’opération au grand plaisir des frileux. Nous passons une excellente nuit.

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3 juin 2019 4 Commentaires

J 12 OULAN BATOR

Nous débarquons à Oulan Bator à 6h50 (les trains sont à l’heure, ici…) où nous sommes accueillis par nos guides locaux : Orkhon,  le manager de l’agence locale et Zolzaya, une jeune et souriante guide que nous appellerons Zola par commodité !
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Malgré une nuit perturbée par les contrôles à la frontière Russie/Mongolie, le sourire est de mise. Le car nous amène tout d’abord vers une banque afin que nous changions de la monnaie locale le tugrik. Nous avons l’impression d’être riches, car 1 Euro représente  2900 Tugriks!! Les pièces de monnaie divisionnaire, le  möngke, ne circulent plus car elles coûteraient à fabriquer bien plus que leur valeur. Puis, nous prenons notre petit déjeuner dans un restaurant typique (en réalité un pub irlandais mais local…). Immédiatement nous nous dirigeons vers notre première visite : la résidence du dernier roi de Mongolie et 8ème Bouddah vivant : Bodg Khan Javzan Damba Hutagt 8 (ne me demandez pas comment ça se prononce!!). Les photos intérieures sont interdites, le palais renferme des collections d’objets religieux et statues de divinités en bronze. Plus curieux, une collection d’animaux empaillés du monde entier: en effet, le roi n’avait pas le droit de sortir du pays, donc c’est le monde qui venait à lui.

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Puis nous nous rendons à un mémorial du soldat inconnu russe (?) bien que la Mongolie soit une république autonome. Pour accéder à ce monument, il faut grimper 287 marches, le panorama sur la ville dont on jouit depuis le sommet vaut bien cela, Oulan Bator est cependant une ville sans grand intérêt architectural au développement et à la circulation un peu anarchique. Ce qui était une petite ville de 10000 habitant il y a une quinzaine d’année regroupe maintenant la moitié de la population totale de  la Mongolie, soit 1,5 millions d’habitants !! Des chantiers de construction partout, et chose curieuse, des yourtes installées dans des endroits peu probables : jardins publics, au pied d’immeubles en construction, et même sur certains toits d’immeubles !! En effet, la loi permet aux population nomades de s’installer où ils veulent sur les terrains de l’état !! Un monument étonnant, une statue de bouddah dorée de 27m de haut.
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Nous nous rendons ensuite à l’hôtel déposer nos valises et nous rafraîchir un peu après notre nuit dans le train, avant d’aller sans tarder déjeuner dans un restaurant où l’on sert des spécialités mongoles (beaucoup de viande, peu de légumes). Après la traditionnelle soupe, nous y dégustons un plat dont le nom est impossible à retenir : il s’agit de viandes et de légumes cuits à l’aide de pierres brûlantes plongées dans la marmite. C’est bon. De nouveau, nous embarquons dans le car pour nous rendre sur un site situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville, un monument à la gloire de Gengis Khan, l’idole locale.  Malheureusement, des travaux routiers font que nous y parvenons après un trajet de plus de 100km à travers la steppe!! Ce contretemps permit à certains de récupérer d’une mauvaise nuit. Le monument est imposant, nous pouvons accéder jusqu’à la tête du cheval  par un ascenseur et une volée de marches. Son soubassement abrite un musée fort intéressant sur le mode de vie mongol. On y trouve également un restaurant où nous dînons avant de reprendre la route pour Oulan Bator, une bonne nuit de sommeil nous attend.
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3 juin 2019 0 Commentaire

J 11 de IRKOUSK à OULAN BATOR

Réveil à 5h00, petit déjeuner à 5h30. Trajet pour la gare en car, départ du train à l’heure : 8h13. Une petite « conférence » d’Helena sur le trajet que nous effectuons (plus de 1100km, les points en noir sont les étapes avec ou sans arrêt)
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Nous longeons le lac Baïkal pendant encore plusieurs kilomètres, nous régalant une dernière fois de ce magnifique paysage que nous allons bientôt quitter. Puis de montagneux, l’environnement se transforme peu à peu en plaines plus ou moins sèches. Nous traversons plusieurs villages aux constructions en bois souvent délabrées, Parfois des immeubles en dur, bordés des habituels garages construits de bric et de broc, mais aux portes métalliques, quand ce n’est pas totalement métalliques. Sans doute un reste des temps de pénurie où il valait mieux mettre sa voiture à l’abri sous peine de la retrouver sans essuie glaces ou sans roues.
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Nous déjeunons de délicieuses nouilles instantanées (de provenance asiatique) agrémentées d’un dessert somptueux : une barre chocolatée et une pomme. La chaleur et une tournée de calva maison offerte par le compartiment voisin nous poussent doucement mais fermement vers une sieste réparatrice.

Un arrêt de 45 mn à la gare de Oulan Oudé nous permet de nous dégourdir les jambes et pour certains de se rendre aux toilettes. En effet, celles du train sont fermées 30 mn avant ET après chaque arrêt ! Les hôtesses sont aux petits soins et passeront comme d’habitude toute la durée de l’arrêt à la porte de leur wagon.
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La chaleur est forte dans le train, le paysage est plutôt monotone, Nous nous occupons en cherchant quelles prises de courant sont ou seront opérationnelles . En effet, il n’y a pas de prises dans le compartiment, et chacun cherche comment recharger appareils photos, smartphones, tablettes etc… Une prise en état de fonctionner est enfin localisée, et c’est un peu le défilé.

 

Après le dîner (soupe instantanée + pommes) précédé d’un apéro-vodka, nous avons un arrêt très long : il s’agit des formalités de sortie du territoire de Russie. Pas question de sortir du train, nous sommes consignés dans nos compartiments (rideaux tirés) en attendant le passage des autorités. La chaleur est de plus en plus difficile à supporter. Tout d’abord, c’est la police qui épluche littéralement nos passeports, visas, documents de sortie. Puis c’est la douane qui nous fait sortir du compartiment pour l’inspecter, puis c’est le passage d’un chien « renifleur » qui lui se contentera du couloir. Le train repart vers 22h, mais nous savons que dans environ une heure le « cirque » va recommencer pour les formalités d’entrée en Mongolie ! Alors, chacun choisit entre deux options en fonction de sa fatigue : dormir tout de suite, ou attendre patiemment. De toute façon la nuit sera courte car nous devons nous réveiller encore une fois à 6h afin d’être prêts à débarquer à Oulan Bator où l’arrêt est assez court.

Comme prévu, réveil pour les formalités d’entrée en Mongolie, il faut encore de la patience…

1 juin 2019 5 Commentaires

J 10 IRKOUSK

Pour la première fois depuis notre départ, nous nous réveillons avec la pluie! Ce n’est pas vraiment critique car l’activité proposée ce matin est la visite du musée des Décembristes (selon Universalis : »En  Russie, et ensuite dans toute l’Europe, on nomma décembristes (ou décabristes, de dekabr, « décembre » en russe) la phalange des officiers nobles et libéraux qui, le 14 décembre 1825, tentèrent de soulever la garnison de Saint-Pétersbourg (Leningrad) pour obtenir du nouveau tsar, Nicolas Ier, les réformes de structure indispensables dans une Russie rétrograde : amélioration du sort des serfs et liberté d’expression. »). Ceux qui ne furent pas exécutés ont été déportés en Sibérie, une partie à Irkousk. La maison que nous visitons est celle de la famille du prince Sergei Grigorovitch Volkonski, construite une fois sa peine de bagne  purgée. Il est à noter le rôle important des quelques femmes des décembristes qui ont courageusement suivi leurs maris ou fiancés en exil (en Russie, quand on parle de l’amour d’une femme pour son mari, on dit « être comme la femme du Décembriste »). Sans comparaison avec le luxe de leur palais de St Petersbourg, cette maison était plus conforme à leur rang par rapport aux autres habitants.
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Nous prenons ensuite la route du territoire des Bouriates, une des ethnies minoritaires de Sibérie d’origine Mongole. La Bouriatie est une république autonome de la Fédération de Russie. C’est à 1h30 de route de Irkousk, à travers un paysage de plaine où quelques troupeaux de vaches et de chevaux broutent une herbe rare. La pluie nous accompagne. A l’entrée de leur territoire, nous sacrifions à un rite bouriate et faisons quelques offrandes (menue monnaie) sensées nous garantir santé, bonne route, etc… etc…
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Après un tour du village en car, nous nous dirigeons vers le restaurant où un repas typique nous attend : crudités (jusque là rien de typique), suivies d’une soupe au poulet puis de ravioli garnis de viandes hachées et cuits à la vapeur. Le dessert ressemble à un gâteau de Savoie… en plus roboratif!  Tout est très bon, le service dans les temps du record du monde (mais nous en avons maintenant l’habitude, c’est la Russie, il suffit de cramponner son assiette si on n’a pas terminé…) mais extrêmement souriant.  les guides passent parmi nous avec des bouteilles de vodka afin que nous portions les toasts traditionnels ici.
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Une fois ces agapes terminées, nous constatons avec plaisir que la pluie a cessé. Nous sommes conviés à un spectacle de chants et de danses traditionnels, spectacle auquel notre participation est sollicitée. Tout ceci est fort agréable, très  joyeux et coloré
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Sur le même site (c’est une ancienne école), nous sommes conviés à une cérémonie chamanique où là encore nous participons activement. Nés d’un brassage entre populations chamanistes indigènes et nomades mongols aux IX e et X e siècles, les Bouriates développèrent une culture propre et une version teintée de chamanisme du bouddhisme tibétain (merci Wikipédia!). Le chamane en question est professeur de Russe « dans le civil » et outre ses pouvoirs hérités de sept génération de sa famille (car on est chamane de père en fils), il est doté d’un certain humour. Les petits rubans de couleur qu’il nous fait nouer avant de partir nous porteront bonheur, santé, richesse, j’en passe et des meilleures !! Trève de plaisanterie, c’était vraiment très intéressant.

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Après le dîner, les « anciens des Etats Unis » se retrouvent dans la chambre de Françoise et Patrick . Pour la première fois de ce voyage, nous  perpétuons cette tradition initiée il y a longtemps par Jean-Paul, le rendez vous dans une chambre « avec le verre à dents » . Le champagne russe n’est pas très frais malgré ses deux jours dans le frigo poussif de notre chambre, mais la convivialité est au dessus de ces contingences!! Nous dirons plus tard ce que nous arrosions ce soir… bon, d’accord. En fait, c’était le 47ème anniversaire de mariage de Françoise et Patrick.
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Demain nous reprenons le train direction Oulan Bator, réveil à 5h….  Reprise de ce blog dès que possible !!

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